13/07/2009
Les quatre saisons de Roger : la 15ème symphonie du maestro Federer !
« Le style, l’élégance, la beauté du geste ont autant d’importance que l’exploit lui-même ».
Telle était la devise de René Lacoste, sans doute le plus célèbre des mousquetaires… Le « Crocodile » allait même plus loin, à la fin de sa carrière : « Ce n'était pas tellement le désir de vaincre quelqu'un qui m'intéressait, c'était le besoin de faire bien tout ce que je faisais. »
Concernant le premier adage, on peut affirmer incontestablement que Roger Federer est le joueur de l’ère moderne qui matérialise le mieux ce point de vue… pour ce qui est du second, loin s’en faut !
L’élégance et la performance ont toujours été indissociables dans le jeu de Roger Federer, telles qu’elles le sont chez les plus grands couturiers… Voyez-y un hasard ou une coïncidence, mais c’est à Milan, haut lieu de la Mode en Italie, que le suisse a remporté le premier tournoi de sa carrière en 2001 !
Huit années plus tard, Federer atteint sans doute l’apogée de sa carrière signant une collection printemps-été 2009 d’exception brodée de records en masse… Sa raquette est le tissu et la balle est l’égérie qu’il habille de ses plus énergiques et plus beaux effets !
Comme un symbole, c’est à Wimbledon, lieu qui avait déjà vu défiler cinq de ses plus grands exploits, que Roger Federer a dépassé le record de son ami Pete Sampras en rajoutant un quinzième majeur à sa collection de trophées prêt-à-mettre-sur-le-cheminée… un symbole, car l’américain était l’ancien maître absolu des lieux et un symbole car c’est là que le suisse a su révéler au mieux son style, son élégance et l’étendu de son talent !
A l’aise sur l’herbe du All England Club, Federer a fait du gazon londonien un tapis rouge sur lequel il a tissé sa légende et dessiné les lignes de son mythe… désormais pour l’éternité !
La quête de ce quinzième grand chelem et de ce sixième titre londonien n’a pas été de tout repos… loin de là ! Arrivé jusqu’en finale sans trop de problèmes, le suisse allait se heurter à un adversaire coriace, Andy Roddick… « Un classique » comme l’a souligné le numéro 2 mondial (d’alors) tant on ne compte plus le nombre de matchs joués entre les deux ! Une énième confrontation donc, et une troisième finale à Wimbledon, les deux précédentes remportées assez facilement par Federer. Mais cette année, l’américain se dressait devant le suisse loin de l’image du bourrin à tics d’autrefois tant son jeu est devenu bien plus complet et solide qu’auparavant…
Cette tendance se confirmait dès le début de la finale. Sous les yeux du fin stratège Alex Ferguson (qui espérait voir un autre Andy, un compatriote, en finale), Roddick dominait « Roudja » sur le score de 7-5… Si le bâlois s’était confronté au même résultat en 2004 face au même adversaire, il fallait se rendre à l’évidence que ce Roddick ne serait pas facile à bouger ! deux raisons à cela : un revers récalcitrant du côté de Federer et un « A-Rod » très affûté en passings (notamment de revers) repoussant ainsi les velléités offensives de Roger…
A partir du 2ème set, les deux locataires assidus du top ten allaient proposer à Russell Crow et au public londonien un combat de gladiateurs… Cette fresque de 2ème manche se terminait par un jeu décisif complètement fou ! Roddick menant 6-2, l’on croyait que ça allait enfin être le D-Day pour l’américain mais voilà que les démons de la volée le rattrape… une volée haute vendangée au-delà même du couloir, une demi-volée expédiée dans les tribunes et quelques péripéties plus tard, Andy retourne vers sa chaise à un set partout, 8-6 au tie-break !
Ne faiblissant pas, preuve de sa progression mentale devant un Federer qui avait l’habitude de l’enfoncer dès l’avantage pris au score, Roddick emmenait une nouvelle fois le suisse vers un jeu décisif… un tie-break bien moins émouvant (7-5) pour un Federer qui virait alors en tête en remportant la bissectrice des cinq manches !
Mais victime d’une baisse de régime en début de 4ème manche, il offrait un break à son adversaire traditionnel qui ne ralentissait pas le rythme de sa « grosse bertha »… comprenez son service !
Roger attaquait donc un 5ème set de tous les dangers… une 5ème manche sans tie-break bien sûr alors que le suisse n’a toujours pas breaké une seule fois son adversaire mais qui a l’avantage de servir en 1er ! Commençait alors un manau à manau de plus de 90 minutes, personne ne daignant céder son service… « A-Rod » se procurait les premières balles de break de l’interminable set mais c’est finalement Federer qui aura le dernier mot convertissant sa seule balle de break du match à 15-14… faisant accessoirement office de balle de match !
Bondissant de joie, dévisagé de rictus de bonheur, le suisse réalisait enfin son rêve… battre le record de Pete Sampras, qui plus est à Wimbledon, inscrivant son nom en lettres d’or tout en haut du livre d’histoires du tennis mondial, prouvant une fois pour toute qu’il était le meilleur joueur de tous les temps de ce sport !
Même au-delà des époques et des comparaisons, Federer dépasse ses adversaires et ses glorieux prédécesseurs du jeu de par son style de jeu quasi parfait, ses variations, sa capacité à réaliser tous les coups du tennis même à en inventer, son fair-play et… son élégance ! Et ce à une époque où tout va très vite dans le tennis et quand personne n’imaginait qu’un joueur pourrait dominer presque tout le monde après le retrait de Sampras… Désormais, il dépasse ses adversaires au niveau des records également !
Dans un sport où l’on nous l’annonce très souvent des jeunes de grand talent avant d’être malheureusement aussi souvent déçus, on peut dire que le suisse a su mettre à profit son don et son génie en arrivant au sommet de ce sport au bout de seulement 7 années d’exploits en grand chelem… à force de sérieux et de travail !
Il pouvait quitter Wimbledon la tête haute, le sentiment du devoir accompli avec sa veste blanche et dorée et son pantalon blanc rappelant ceux de l’époque du « Crocodile », toute en élégance… saluant élégamment le public londonien admiratif, tel un grand couturier recevant les clameurs après un défilé !
23:08 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : federer, wimbledon, 2009
10/06/2009
Le récit d'une quête
La Coupe des Mousquetaires… la belle, la désirée, la majestueuse, la convoitée, l’élégante, la prisée ! La Coupe des Mousquetaires est une princesse difficile à charmer… pour s’offrir à vous, être numéro 1 ne suffit pas ! être considéré comme le meilleur ne suffit pas ! être le plus classe ne suffit pas !
C’est une Coupe qui ne croit que ce qu’elle voit… une princesse qui ne désire que celui qui la désire le plus… celui qui se bat corps et âme pour elle devant ses yeux, celui qui lui prouve -lors des quinze jours de combats de gladiateurs- qu’il est prêt à verser, que dis-je, à offrir son sang pour la conquérir ! cette princesse, comme tout bon gaulois qui se respecte, n’est que très rarement attirée par les meilleurs, mais plutôt séduite par les combattifs numéros 2 !
« ROGER LE GRAND » a conquis les terres des cinq continents bâtissant un empire sur lequel « le soleil ne se couche jamais »… seul « un irréductible village gaulois » connu sous le nom de « Garrosuix » résistait encore à l’hégémonie du maître du monde ! C’est sur ce même village que régnait l’intrépide et charmante princesse…
« ROGER LE GRAND » avait beau s’attaquer avec tout son talent à la muraille du village pendant trois printemps consécutifs, cette dernière était la chasse bien gardée de « Rafamenix », un valeureux combattant digne des plus grands gaulois qui a longtemps protégé son dû grâce à ses pouvoirs acquis « en tombant dans la marmite » (celle du travail, de l’abnégation et de l’humilité, rien d’autre de sous-entendu) dès sa plus tendre enfance !!!
Pour sa quatrième tentative de suite, « ROGER LE GRAND » allait bénéficier d’un petit coup de pouce du destin… dans les combats de gladiateurs précédant la rencontre attendue entre le maître du monde et « Rafamenix » (nouveau numéro 1 (!) et qui a entre temps conquis de nouvelles terres), la stupéfaction a été de voir ce dernier perdre sa forteresse et sa princesse sous les tirs impitoyables d’un viking surnommé « robingood », le voleur de rêves, qui a su trouver « le talon d’Achille » de « Rafamenix » par ses « flèches » aiguisées !
Profitant de la brèche, « ROGER LE GRAND » acquiert alors le dernier bastion qui lui manquait en battant en finale des gladiateurs « robingood », impuissant devant les flèches « en plomb » que lui a « servies » son adversaire dont l’expérience de la guerre a été rédhibitoire pour le viking !
Le maître du monde, auteur avant cette finale, d’un parcours chaotique où il a souvent vu la mort de près, a enfin prouvé à la princesse, de par cette aventure, qu’il méritait définitivement de partager sa vie une année durant… au moins !
23:25 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : federer, roland garros 2009
29/01/2009
Melbourne 2009: L'auberge Espagnole
Cette année à Melbourne, pour l'open d'Australie et non pas pour le tour Down&Under, tous les observateurs du circuit ATP attendait en force la "colonie" française... celle-ci a certes été présente, mais à l'aube des 1/2 finales, force est de constater que c'est le tennis espagnol qui sort gagnant de cette quinzaine! les ibères ont placé deux de leurs représentants à ce stade: l'attendu Rafael Nadal et le surprenant (?) Fernando Verdasco... une réussite loin d'être le fruit du hasard!
00:08 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : melbourne, verdasco, nadal
29/09/2008
défaites en des fêtes
La défaite… un mot commun à tous les sportifs quels qu’ils soient… un événement à gérer, une blessure à panser, une douleur à calmer et surtout une leçon à apprendre !
La défaite fait inéluctablement partie de la vie d’un sportif comme le décès d’un patient fait partie de la vie d’un médecin… mais elle est encore plus cruelle lors d’évènements importants tels une finale ou un match de qualification décisif…
Elle mine alors profondément le moral d’un sportif, n’importe lequel, et le pousse à se remettre sérieusement en question… tous les sportifs sans exception ont dû passer par ce stade un jour !
Tous, c’est david ginola coupable d’un centre inopportun à la dernière minute d’un match qui privera son pays du mondial 1994…
Tous, ce sont ces milliers de brésiliens noyés dans un désespoir insoutenable après la défaite de leur seleçaõ en 1950 dans le maracana, lors de ″leur″ finale de coupe du monde… une catastrophe qui a poussé certains à se jeter dans le vide croyant que jamais le brésil ne remporterait de coupe du monde !
Tous, ce sont ces malheureux finalistes d’un tournoi de tennis mystique ! des finalistes dont on en entend ″bizarrement″ plus parler ensuite… enfin pour la plupart ! ce tournoi mystique est roland garros… plus encore que sa réticence (acharnement ?) à voir de grands no1 mondiaux le mettre dans leurs escarcelles, ce tournoi a la particularité de plonger ses malheureux finalistes dans un oubli et un passage à vide inexplicables… nous n’avons qu’à citer les medvedev, berasategui, stich, verkerk, coria, norman et tant d’autres… seuls les talentueux agassi, ferrero, corretja ou autres federer ayant été épargné par l’hécatombe !
Tous, c’est ce même roger federer défait dans tous les sens du terme dans le jardin de son royaume londonien… un jardin qu’on lui croyait éternellement promis comme excalibur l’était au roi arthur !
Tous, c’est ladji doucouré trébuchant sur une 10ème haie maudite en finale des jeux olympiques…
Tous, c’est le basket américain et sa prétendue dream team qui se retrouve en plein cauchemar aux JO 2004 en perdant ″leur″ titre olympique !
Mais ce qui est bien dans la défaite, c’est que c’est là qu’on voit les grands champions… les plus grands champions ! ceux qu’on reconnaît à leur capacité de réagir suite à une désillusion… et voilà comment ce mondial 1994 raté ouvre la plus belle période de l’histoire de l’équipe de France… voilà que david ginola est élu quelques années plus tard meilleur joueur du plus grand championnat au monde… voilà que le brésil est devenu le pays ayant remporté le plus de coupes du monde de football (5 au total)… voilà que roger federer sort ses tripes pour faire la quinte à l’us open après un été en eaux troubles… voilà comment ladji doucouré remporte en 2005 une finale de championnats du monde absolument irrespirable… et voilà comment la dream team is back en 2008 pour sortir le grand jeu et ramener l’or au pays de uncle sam !
Preuve que les plus grands champions… ne meurent jamais !
16:22 Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : défaite, ginola, federer, doucouré, dream team, brésil 1950
27/09/2008
à la recherche de golfophiles...
bienvenue à tous sur le blog sportalaise!
après quelques semaines d'inactivité, je reposte sur mon blog préféré... mon blog adoré... mon blog tout court! et ceci pour satisfaire les envies de certain(e)s fans (LOOOL je rigoleuh!);
nul d'envolées lyriques (désormais habituelles) aujourd'hui, je voulais rappeler qu'au départ, j'ai créé ce blog pour y écrire des articles de sport et en recevoir également... surtout ceux de sports peu connus où que le large public n'arrive pas souvent à décrypter! c'est mon cas en ce qui concerne le golf...
alors, dernièrement, s'est tenue la ryder cup à louisville, kentucky aux états-unis... après 3 succès européens, ce sont les américains qui l'ont emporté cette année malgré l'absence dans leur rang du no1 mondial TIGER WOODS!
parlez-nous (-moi) de ce que vous avez pensé de cette compétition, du niveau, des golfeurs... profitez-en pour nous (me) parler des subtilités de ce sport que je ne connais guère!
technique, heures d'entraînement, types d'entraînements, préparation psychologique, travail avec des préparateurs mentaux, matériels (surtout matériels)?????????????
je veux tout savoir, ma curiosité est sans limite!
je suis sûr que certains d'entre vous qui passent par là sont des connaisseurs et des passionnés alors parlez-en en passionnés...
je vous remercie d'avance!
gonze (pas si) à l'aise (que ça) en hyposportémie aigüe!
16:52 Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : golf ryder cup
09/09/2008
13... le bonheur!
une dernière attaque de coup droit décroisé... deux smashs puissants plein centre... une dernière défense d'andy murray, qui se termine dans le filet... et voilà ROGER FEDERER qui remporte son 13ème titre du grand chelem et son 5ème US open consécutif! ROGER FEDERER crie sa joie... ROGER FEDERER hurle son soulagement... ROGER FEDERER s'écroule de bonheur... après s'être relevé de la souffrance!
nul doute qu'il a repensé à ces 9 derniers mois si difficiles entamés par un virus intestinal qui l'oblige à se rendre à melbourne sans tournois de préparation; il atteint alors les 1/2 finales et s'incline devant novak djokovic qui avait survolé l'open d'australie en ce mois de janvier!
sans doute a-t-il repensé à sa défaite au 1er tour du tournoi de dubaï, face à ce même andy murray, après laquelle il a déclaré qu'il avait été atteint d'une mononucléose et non pas d'un virus intestinal...
sans nul doute a-t-il repensé à ses défaites incompréhensibles contre des adversaires qu'il dominait largement naguère tel roddick, fish, stepanek ou encore blake et à ses matchs hâchés où il était si prêt de la sortie comme ce 2ème tour à monte-carlo contre ramirez-hidalgo ou encore ce match face à ginepri à cincinnati où il a eu toutes les peines du monde à s'en sortir!
mais surtout, il a sans aucun doute repensé à ces deux dernières finales de grand chelem perdus face à son rival rafael nadal... une défaite cuisante à roland garros suivi du crime de lèse-majesté qui a vu l'espagnol interrompre une série de plus de 5 ans d'invincibilité du suisse sur gazon!
oui, le doute, c'est LE parasite qui a rongé le mental de ROGER FEDERER ces 9 derniers mois, celui qui l'a tétanisé, celui qui l'a affaibli, celui qui a mis sous l'éteignoir sa combattivité sur le court et son plaisir de jouer au tennis!
mais au milieu de toute cette cacophonie journalistique et d'imbroglio médiatique qui voyaient en ces derniers résultats la fin de sa carrière, il entrapercevait une lueur d'espoir, une lumière tout au bout du tunnel... une lumière pour laquelle il se battrait corps et âme... c'est la médaille olympique! tombé sur un james blake impressionnant en 1/4 de finale, il jette son dévolu sur le tournoi de double avec son ami stanislas wawrinka et remporte la médaille d'or... à partir de cet instant, immédiatement, ROGER se lâche, rigole en conférence de presse... il est tout simplement heureux! pour preuve cet extrait d'un article publié par le site du journal suisse "le matin":
"Stanislas Wawrinka peut enfin prendre la parole, après moult questions à Roger Federer. «C'est vrai que Roger est mon idole, mais cela fait maintenant de nombreuses années que je m'entraîne avec lui. Quand il m'a choisi pour disputer le double olympique à ses côtés, c'était déjà une merveilleuse victoire pour moi. En ce qui concerne la finale, nous avons très bien commencé le match. Puis, j'ai eu une petite baisse au troisième set...» Son coéquipier l'interrompt: «Ouais, tu as raté un smash. Ça ne se fait pas!» Puis soudain, le numéro un mondial fait une moue, prend une voix de petit enfant boudeur et dit en croisant les bras: «Je veux plus jouer avec toi!»"
cette médaille d'or a fait le plus grand bien à FEDERER alors qu'au même moment, il perdait sa place de no1 mondial... mais l'important n'était pas là, il n'avait plus que l'US open en tête afin de conserver son titre et surtout remporter son 1er majeur de l'année!
à new york, le nouveau ROGER fait plaisir à voir... démonstratif, le suisse extériorise beaucoup, multiplie les "come on" et autres "allez", crie sa frustration après une faute directe... comme pour chasser le doute, il montre ses émotions pour s'impliquer davantage physiquement! une attitude qui lui a permis de se sortir du piège igor andreev en 1/8 de finale... le russe, mort de faim et déterminé à gagner, a même failli mener deux sets à rien face au suisse! mais comme un signe et malgré quelques balbutiements évidents dans le jeu, FEDERER arrive enfin à gagner ces points importants qui construisaient jadis sa gloire et peignaient son désespoir ces derniers mois... il remporte ce match en 5 sets!
après un 1/4 de finale presque sans histoire face à la révélation müller, se dresse devant lui le serbe novak djokovic, pour une revanche de la 1/2 de melbourne... sûr de son fait, concentré à souhait, le bâlois domine en 4 sets le dangereux djoker qui a souffert de son manque de réussite en 1ères... mais peut-être plus du désamour du public new-yorkais!
en parlant de new-yorkais, ROGER se sent comme chez lui à la big apple et ce lundi, face à andy murray, il a prouvé que le court arthur ashe était son temple, sa forteresse imprenable! auteur d'un 1er set extra-terrestre, il domine le match de la tête et des épaules grâce à une 1ère balle de qualité, des coups droits ravageurs et des retours attaqués et opportuns... il aligne 6 jeux consécutifs qui lui permettent même de breaker au début de la seconde manche! mais la muraille de glasgow ne veut pas passer pour une chèvre qui accepte la mise à mort... il serre le jeu, installe sa séquence de jeu préférée, à savoir pilonner le revers du suisse pour ensuite l'attaquer avec son revers long de ligne, et surtout il ramène toutes les balles pour prouver que désormais "on dit muraille"! le suisse, quant à lui, souffre énormément en ce 2ème set avec une 1ère balle qui ne passe plus, ce qui lui a valu de terminer le match avec 56% de 1ères, statistique assez médiocre... il s'évertue alors à s'accrocher tant bien que mal! mais le ROGER des grandes années était effectivement de retour et à 5-6 en sa faveur, il se rue littéralement au filet pour chaparder blanc le service de son adversaire et le set en même temps!
l'écossais ne s'en relèvera point... il est rapidement mené 5-0 au 3ème et malgré un sursaut d'orgueil qui le fait revenir à 2-5, il ne peut que s'incliner sur ce fameux dernier smash de ROGER!
le "new-yorkais" gagne ici son 13ème majeur, son 5ème US open consécutif et est le 1er à réaliser la quinte dans deux grands chelem différents... de quoi brouiller encore plus les cartes de l'histoire!
il chasse ainsi ses doutes, ceux des journalistes, ceux des observateurs et ceux d'andy murray qui lui murmure à la poignée de main:
"Je suis d'accord avec les autres pour dire que tu as réalisé une horrible année."
tout en ironie et en décontraction... ce qui convient parfaitement au nouveau ROGER FEDERER!
16:23 Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : federer-murray us open
04/09/2008
US open 2008: la sensation MÜLLER
il s'appelle G. MÜLLER... il y a quelques semaines encore, on aurait pensé à gerd müller, l'illustre attaquant de la mannschaft, champion du monde en 1974!
mais en cet US open 2008, GILLES, le luxembourgeois, s'est fait un prénom... et de quelle façon! le 130ème joueur mondial, obligé de passer par les qualifications , a rencontré au 1er tour l'invité français laurent recouderc... mené 2 sets à un, ce grand gaillard qui culmine à 1m95, trouve les ressources pour renverser le cours de la rencontre et gagner en 5 sets... un premier retournement de situation qui n'en laissait pourtant pas présager d'autres!
en effet, au 2ème tour, se dressait contre lui l'allemand tommy haas, convaincant vainqueur de richard gasquet au 1er tour... les deux premiers sets sont sans appel: haas domine largement les débâts 6-2 6-2... mais le luxembourgeois est têtu et ne s'avous pas vaincu... il a eu le mérite de s'accrocher à son service au 3ème set poussant ainsi l'ex no2 mondial au tie-break... un tie-break dont il sort vainqueur et qui a sans doute plombé le mental souvent vacillant de tommy haas, aussi célèbre pour ses sautes de concentration que pour ses blessures à l'épaule... MÜLLER en profitait pour se détacher 6-3 6-3 dans les 2 sets suivants...
après deux matchs en 5 sets, on ne donnait pas cher des chances du luxembourgeois pour résister aux coups de boutoir de l'espagnol nicolas almagro, insatiable cogneur et qui sait se montrer injouable en certains matchs... cette impression se confirmait, lorsque GILLES s'est trouvé mené (encore une fois) 2 sets à 0, surtout qu'almagro est très loin d'avoir les soucis mentaux d'un haas! mais sans s'affoler, MÜLLER reprenait confiance en s'appuyant sur les fondamentaux de son jeu: un service performant, une tenue de l'échange intelligente avec des variations et surtout des montées au filet opportunes et opportunistes... il arrive alors à emmener l'espagnol au tie-break de la 3ème manche... tie-break qui fait figure de sursis puisqu'il le remporte! dans la 4ème manche, almagro avait l'avantage de servir en 1er et donc de mener tout au long du set... et à 4-5 pour lui, il obtient 2 balles de breaks consécutives... comprenez 2 balles de matchs! le luxembourgeois, loin de jouer petit bras ou de ressentir la pression, les sauve et recolle au score... pour de nouveau obliger l'ibère à disputer un tie-break de tous les dangers! c'est alors que les prises de risque de GILLES et ses montées à contre-temps s'avèrent payantes... il gagne cette 4ème manche et expédie almagro dans un 5ème set irrespirable! pas du tout résigné, le murcian ne se laissait pas décrocher mais à 6-5 contre lui, MÜLLER arrive à lui chaparder son service, et ce match... pour accéder à son 1er 1/8 de finale en grand chelem!
et à ce stade, on se dit qu'il est bien gentil le GILLES, qu'il a bien amusé la galerie à new york en faisant des retours à la marc raquil voire à la colette besson mais que face au métronome nikolay davydenko, l'aventure allait se terminer... surtout que ce dernier semblait retrouver son jeu depuis le début du tournoi: un jeu tout en cadence, en rythme avec une intensité inchangé tout au long de la rencontre, limite robotisé... mais le luxembourgeois, pour une fois bien rentré dans son match, gagne le 1er set et semble avoir les clés pour inquiéter sinon battre le russe né à kiev! la perte du 2ème set n'était alors qu'une simple péripétie tellement MÜLLER a su détruire le jeu de davydenko... il fait le mur en fond de court en multipliant les variations pour ensuite profiter de la moindre occasion afin de se ruer au filet... résultat: davydenko perd complètement ses moyens! et malgré un 4ème set où il retrouve des couleurs se procurant 5 balles de set à 4-5 et 3 autres au tie-break, il ne peut rien face à la surprenante solidité d'un MÜLLER survolté par sa confiance... le russe ne peut que disjoncter lorsque sur la 3ème balle de match de GILLES, ce dernier profite de l'apport du filet sur une ultime volée de coup de droit...
et voilà comment GILLES MÜLLER se qualifie pour les 1/4 de finale de cet US open... un tournoi qui décidément lui réussit puisqu'il a remporté le tournoi junior en 2001! année où il a été champion du monde juniors! il aura le plaisir de défier ROGER FEDERER en 1/4 de finale, autre ex champion du monde juniors (1998) comme lui! et le suisse se méfiera sûrement de son adversaire, non seulement parce qu'il souffre énormément sur les courts en ce moment mais également parce qu'il sait qu'un homme en confiance, telle que l'est MÜLLER, est le plus dangereux des hommes!
à 25 ans, le luxembourgeois vit ses plus belles heures de tennisman (jusque-là) alors que ses seuls faits d'arme sur le circuit jusqu'à présent étaient d'avoir battu nadal à wimbledon 2005 et roddick au 1er tour de l'US open de la même année... rien que ça!!! avant de vivre des saisons blanches qui l'ont amené à penser à se retirer du circuit: "Parfois, je gagnais 300 euros alors que le billet d'avion était à 500 euros..." mais la passion de ce sport l'a toujours rattrapé :"j'aime trop le tennis. Je suis content de ne pas l'avoir fait (se retirer)"...
alors qu'on se le dise, GILLES MÜLLER est décidé à sortir de l'ombre… et ça c'est du luxe en bourgeois!
15:16 Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : us open müller
rétro euro2008 finale espagne-allemagne
fin aujourd'hui de cette rétro euro2008 avec le jour le plus long... le jour de la... finale: espagne bat allemagne 1-0
la finale... c'est le match à ne pas perdre, la quête du graal, l'effort ultime pour toucher le trophée de la compétition la plus compliquée à gagner car la plus relevée;
il y avait beaucoup d'attentes autour de cette finale! rien d'extraordinaire quand on connait le haut niveau rencontré dans la plupart des finales de championnats d'europe précédemment!
heureusement, espagne-allemagne 2008 n'a pas dérogé à cette tradition! un match spectaculaire, virevoltant, enthousiasmant et ouvert!!!! ça change du triomphe grec de 2004... mais "grave"!
d'entrée de finale, les allemands annoncent la couleur, leurs intentions sont claires! les spécialistes des finales sont décidés à renouer avec leur passé glorieux... et de marquer au plus vite! fort d'un pressing mené très haut, la mannschaft subtilise le ballon pendant tout le 1er 1/4 d'heure; preuve de ce pressing envahissant, le travail de MIROSLAV KLOSE "himself" jouant le rôle de 1er défenseur! les attaques germaniques se multipliaient et tanguaient dangereusement à gauche: relation PODOLSKI-LAHM oblige! dangereusement?... pour les espagnols, "natürlisch"! surtout que MICHAEL BALLACK, "monsieur plus" de la mannschaft occupait une position très offensive derrière son attaquant de pointe! mais la défense espagnole faisait le dos rond; comme le roseau, elle a plié mais n'a pas rompu... mieux que ça, IKER CASILLAS, portier émérite et capitaine exemplaire, n'a pas eu de parade à accomplir... c'est dire la maîtrise de la défense espagnole avec à sa tête le rassurant PUYOL;.
il fallait alors attendre le 1/4 d'heure de jeu pour voir enfin la seleccion conduire une attaque digne de ce nom! et à partir de ce moment, la magie ibère a commencé à agir: une circulation de ballon d'une rare fluidité qui a mis en échec le milieu de terrain allemand, une kyrielle de passes à raz de terre, à une touche de balle et une véritable démonstration technique de tout ce qu'un espagnol peut faire sur un terrain de football: talonnades, transversales, passes en profondeur, centres pertinents... comme ce centre vers la tête de TORRES qui alerte une 1ère fois un JENS LEHMANN, sauvé par son poteau! ce n'est que partie remise... car les espagnols ne relâchaient pas l'étreinte, ils ont ébloui cette finale par leur jeu osé, un jeu vers l'avant, en 1ère intention! comme ce ballon que SILVA contrôle au milieu de terrain pour tout de suite lancer TORRES en profondeur! el niño en profitait pour mettre en exergue la faillite défensive entrevue chez la mannschaft tout au long de la compétition avec 6 buts encaissés! FERNANDO TORRES profitait d'une mésentente LAHM-METZELDER-LEHMANN pour les prendre tous de vitesse et piquer son ballon inextremis!...... silence de mort derrière les buts d'un lehmann mystifié, joie d'enfants sur le visage de la famille royale espagnole... 1-0 pour l'espagne à la 1/2 heure de jeu... avantage mérité!
d'autant plus mérité que les espagnols, et ARAGONES en 1er, ont su inverser la tendance après un début de match compliqué! remarquant l'apport des défenseurs latéraux allemands en attaque, le druide espagnol ordonnait, pour la 1ère fois de la compétition quasiment, aux siens, à savoir RAMOS et CAPDEVILA, de monter à l'attaque pour contrer LAHM et FRIEDRICH! ce fût un tournant de la 1ère période; 1ère période achevée sur ce score de 1-0;
au 2ème acte, le match devanait encore plus spectaculaire grâce à un temps de jeu effectif plus important... le ballon passait d'un côté à l'autre du terrain en à peine queques secondes! les allemands mettaient tout leur poids en attaque avec les rentrées de KURANYI puis GOMEZ... et les espagnols, et c'est tout à leur honneur, continuaient à attaquer pour chercher le KO: ils n'ont jamais entrevu de fermer le jeu et de rester en défense comptant sur leur capacité à conserver le ballon et à le faire circuler pour attendre une erreur allemande et achever leur succès! à la manette, on trouvait le fabuleux XAVI, le catalan a su être le patron de la seleccion... il a su être le patron sur le terrain tout simplement! par son démarquage, il a offert des solutions à ses défenseurs et a distribué le jeu à ses partenaires en attaque, martyrisant de ce fait FRINGS et HITZLSPERGER au milieu de terrain... un exploit!
forts d'une fin de match parfaitement contrôlée, les ibériques remportaient logiquement leur 2ème sacre européen après celui de 1964! un graal offert par michel platini, celui là même qui les en avait privé 24 ans plutôt, et qui est devenu président de l'UEFA! un titre, dont le moins qu'on puisse est qu'il est AMPLEMENT mérité tant les espagnols ont survolé cet euro2008 par leur jeu alléchant et leur solidité défensive, cette dernière, aura manquée cruellement à la mannschaft! on a beau pouvoir marquer des buts, dans ces compétitions-là, le plus important est d'en prendre le moins possible!
c'était l'épilogue d'un euro2008 haletant, forts de moments émouvants et de suspense irrespirable et qui a enchanté tous les amoureux du football grâce à quelque chose de tout simple... un mot dont on a retrouvé le sens: le JEU!!!!!! oui le JEU messieurs... le JEU!
04:08 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : euro2008 espagne - allemagne
01/09/2008
rétro euro2008 1/2 finale espagne-russie
2ème 1/2 finale: espagne bat russie 3-0
on attendait de cette rencontre monts et merveilles... on eût un match à sens unique! un match éclaboussé par le talent et la solidité des espagnols; les ibères ont enchanté le public du ernst happel stadion, pourtant sous le déluge et dans un temps à ne pas mettre un chien sur la pelouse... d'ailleurs en parlant de chiens, les espagnols ont mordu dans le ballon comme des morts de faim dès le début du match alors que les russes, eux, on avait beau les chercher, on arrivait pas à les retrouver... totalement effacés et hors sujet, les joueurs de GUUS HIDDINK n'auront existé qu'en de rares occasions en 1ère mi-temps mais sans se mettre quelque chose d'intéressant sous la dent... et on sentait dès le début qu'une nouvelle fois, HIDDINK le sélectionneur, allait échouer à l'avant dernière marche d'une compétition internationale après ses deux échecs en 1/2 finales de coupe du monde avec la corée du sud et les pays-bas!
on pourrait croire que le jeu léché proposé par les héritiers du tsar yachine depuis quelques matchs a été contrarié hier par la météo exécrable et l'état maussade de la pelouse... que nenni! la fluidité du jeu ibère sonne comme un argument de choc réfutant cette hypothèse;
dès les premières minutes du match, on a senti des espagnols déterminés à déployer leur jeu et étouffer leurs adversaires; largement dominateurs dans la possession du ballon, ils se sont rués sur les buts d'AKINFEEV misant comme d'habitude sur la vivacité de DAVID VILLA sur les côtés et le poids de FERNANDO TORRES sur l'axe de la défense centrale russe! malgré des incursions répétées dans les 18m adverses, les ibères ont failli, ne trouvant pas la mire, la faute à un dernier geste précipité ou à une dernière passe imprécise... l'on se disait alors, que les problèmes de réalisme rencontrés par les hommes d'ARAGONES en 1/4 de finale persistait!
et les russes pendant ce temps-là, me direz-vous? incapables de conserver le ballon plus de 3-4 passes, ils ont été transparents ne trouvant aucune solution devant le dispositif tactique espagnol; et ARSHAVIN? devine! la tête sous l'eau comme ses coéquipiers, au propre comme au figuré... leur seul mérite finalement était de préserver un score de parité à la fin de la 1ère période!
au 2ème acte, les espagnols revenaient avec les mêmes intentions avec en plus l'intention de marquer des buts... chose faite assez rapidement lorsque XAVI se jette sur une frappe manquée d'INIEISTA... après cette ouverture du score, et devant des russes sans réaction, les hommes de CASILLAS n'ont pas relâché l'étreinte ni l'étau mis autour du cou de leurs adversaires, et grâce à la classe du gunner FABREGAS, double passeur décisif, ils ont ajouté 2 buts par l'intermédiaire de SILVA et GÜIZA! alors que les russes ne cadraient leur 1er tir qu'à 2 minutes du terme!
ce qui impressionne chez la seleccion, c'est l'équilibre ahurissant qui existe entre ses différentes lignes! un équilibre digne des plus grands danseurs de flamenco! d'abord, on trouve l'un des tous meilleurs gardiens au monde: IKER CASILLAS qui tient le bateau espagnol comme un capitaine! ensuite, ils comptent un axe défensif intraitable composée des très discrets et tout autant solides PUYOL et MARCHENA! devant eux, SENNA veille au grain: formidable récupérateur de ballons et inusable dans le pressing, il est le 1er relanceur de la machine espagnole! au milieu de terrain, on retrouve les frères jumeaux du barça: INIEISTA et XAVI qui se trouvent les yeux fermés sur le terrain: ils détiennent entre leurs mains la clé du jeu ibère et servent continuellement de points d'appui pour leurs attaquants!
autre tactique à remarquer dans le dispositif d'ARAGONES, il ne compte pas beaucoup sur les arrière-latéraux, à savoir RAMOS et CAPDEVILA, dans l'animation offensive ce qui lui assure une tranquillité défensive et ce qui responsabilise le jeu sur les côtés de DAVID VILLA et de la révélation SILVA, précieux joueur valencian tant dans son club qu'en équipe nationale!
mais cette équilibre n'est pas la seule force de la seleccion... en effet, les ibères sont quasiment les seuls à se targuer d'avoir un banc de remplaçants aussi impressionnant! preuve en est la sortie de VILLA sur blessure hier remplacé au pied levé par FABREGAS qui a été excellent en seconde période... sans oublier bien sûr l'apport de GÜIZA qui a balayé par ce 3ème but tous les doutes concernant la stérilité offensive de l'espagne!
seule ombre à ce tableau idyllique: la blessure de DAVID VILLA qui sera absent de la finale et l'inefficacité de TORRES lors de cet euro! mais qui sait? peut-être se préserve-t-il pour la finale? match où les grands champions savent répondre présents!
13:58 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : euro2008 espagne-russie
31/08/2008
rétro euro2008 1/2 finale allemagne-turquie
suite de la rétro euro2008 avec aujourd'hui la 1ère 1/2 finale: allemagne bat turquie 3-2
avant le début des 1/2 finales de l'euro2008, on s'attendait plus à voir un match spectaculaire lors de russie-espagne! heureusement, turcs et allemands nous ont fait mentir... on n'en demandait pas tant!
le round d'observation entre les 2 équipes a à peine duré 3 minutes... histoire de tâter le terrain; et voilà que les turcs accélèrent brutalement! grâce à un pressing mené très haut, les ottomans ont privé pendant tout une mi-temps les allemands de ballon!
avoir le ballon est une chose, exploiter sa possession en est une autre et les turcs ont été étincelants à ce niveau! forts d'une circulation de balle frôlant la perfection, les turcs ont su alterner jeu court et jeu long mettant en échec complet la défense germanique; installés dans un système de 4-1-4-1, les eurasiens ont étouffé les allemands surtout au milieu de terrain, car les 4 milieux de terrain turcs ont totalement mérité le surnom de... "4 fantastiques"! à commencer par AYHAN, le plus discret d'entre eux, et qui a vacqué à des tâches ingrâtes: pressing asphyxiant et récupération de ballons... on n'ommettra pas de citer ALTINTOP, penseur du jeu turc et véritable point d'appui pour ses équipiers, il a merveilleusement distribué le jeu, et sur les côtés et dans la profondeur vers son attaquant de pointe; pour finir, on évoquera les 2 latéraux turcs qui ont été absolument époustouflants: d'abord, KAZIM KAZIM à droite, véritable poison pour la défense allemande de par ses débordements et ses frappes de balle, dont une a tutoyé la transversale de JENS LEHMANN; ensuite, le virevoltant ÜGÜR BORAL à gauche qui a réussi grâce à sa vivacité et ses courses balle au pied à amener constamment le danger devant les filets allemands! résultat, ces 2 joueurs ont littéralement écoeuré, laminé et même ridiculisé les 2 arrière-latéraux de la mannschaft, à savoir LAHM et FRIEDRICH, pourtant tous les 2 auteurs d'un euro remarquable et sérieux... jusque-là!
et c'est finalement ÜGÜR BORAL qui a récompensé les efforts fournis par l'équipe turque, en trompant LEHMANN suite à une action intelligemment menée et ce à la 22';
22 minutes qui ont fait basculer le football européen dans une autre dimension... une dimension où une équipe turque, amputée de 9 de ses principaux joueurs, suspendus ou blessés, arrivait à dominer de la tête et des épaules la grande allemagne... au complet!
mais cette dimension n'aura duré que l'espace de quelques minutes... en effet, la mannschaft, pourtant quasi-inexistante jusque-là, réussissait à égaliser contre le cours du jeu sur une action qui n'est pas sans nous rappeler le 1er but inscrit devant les portugais en 1/4 de finale! de plus, à la manette, on retrouve les 2 mêmes protagonistes: PODOLSKI déborde côté gauche et centre à raz de terre vers SCHWEINSTIEGER qui coupe la trajectoire du ballon au 1er poteau! et voilà comment les 2 cireurs de banc du bayern munich remettent les pendules à zéro... à bâle qui plus est!!! la 1ère période s'achevait sur ce score de parité;
en 2ème mi-temps, conscient des lacunes défensives de son équipe, l'élégant sélectionneur allemand JOACHIM LÖW ordonnait à ses joueurs de confisquer le ballon aux turcs... chose faite puisque l'intensité du pressing ottoman a baissé, la fatigue aidant! cependant, les germaniques ne trouvaient pas de faille dans le bloc défensif eurasien et leurs adversaires essayaient de les prendre de vitesse sur quelques contre-attaques! mais concrètement, il n'y a pas eu d'occasions franches... avant une fin de match haletante où tout s'est accéléré comme à la fin d'un film d'action; une fin de match qu'on pourrait résumer par les exploits et les difficultés d'un acteur principal, d'un seul homme: PHILIP LAHM...
mis à mal une bonne durée de la rencontre, le petit arrière-latéral gauche de la mannschaft sortait de sa boîte à 10' du terme, distillant un centre millimétré vers le jeu de tête impitoyable de MIROSLAV KLOSE, bien aidé, il est vrai, par la sortie approximative de RÜSTÜ! 2-1 pour l'allemagne... et voilà que dans les esprits de tous les spectateurs et téléspectateurs, une seule et même idée émergea! ou plutôt, une seule et même question: VONT-ILS NOUS REFAIRE LE COUP? les turcs vont-ils pour la 4ème fois consécutive renverser la vapeur dans un match de l'euro2008? on n'aura attendu que 5' pour le savoir! en effet, lancé côté droit, le défenseur latéral turc, dénommé SABRI, temporisait le long de la touche avant d'éliminer voire avant de se jouer de....... et je vous le donne dans le mille, PHILIP LAHM, pour ensuite centrer vers son attaquant SEMIH qui égalise... ce même SEMIH qui avait arraché la séance de pénaltys contre les croates en 1/4 def'! 2-2, balle au centre!
tout le monde alors se frottait les mains à l'idée d'assister aux prolongations et de voir se prolonger ce match fantastique!
mais à une minute de la fin, PHILIP LAHM encore lui, côté gauche, prend le jeu à son compte, combine avec le revenant TORSTEN FRINGS et s'en va prendre la poudre d'escampette pour crucifier définitivement RÜSTÜ... et les turcs d'un FETIH TERIM, toujours aussi démonstratif et théâtral et qui avait pris le soin de laisser sa veste au vestiaire cette fois-ci!
merci aux 2 équipes pour ce spectacle merveilleux! merci aux allemands pour leur réalisme et leur sérieux! merci aux turcs pour leur fraîcheur, leur combattivité, leur ténacité et leur enthousiasme... ils sortent de cet euro par la grande porte et grandi!
place maintenant à la 2ème demi-finale, russie-espagne; espérons et prions qu'orage violent**, tempête de vent et satellite défaillant nous laissent regarder tranquillement ce match qui promet d'être brillant!!!!
à suivre
**: sur ce match, un orage violent à vienne a interrompu la retransmission télé du match pendant quelques minutes de la seconde période
04:13 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29/08/2008
rétro euro2008 1/4 de finale espagne-italie
4ème 1/4 de finale: espagne bat italie 0-0 4-2 aux T.A.B
c'était le dernier 1/4 de finale... et sans doute le plus attendu par les amoureux du football! une affiche entre 2 grandes équipes européennes, toutes 2 latines mais tellement différentes dans le style de jeu; d'un côté, les espagnols, connus pour leur jeu offensif et rapide misant sur une touche de balle et sur la vivacité de ses attaquants dans un système de 4-4-2 qu'ils n'ont jamais délaissé tout au long de leur histoire...
de l'autre, les italiens, connus quant à eux pour leur défense de fer et leur réalisme impitoyable devant les buts... les années passent mais le style des italiens ne changent guère, toujours ancré dans un système catenaccio des plus agaçants mais surtout des plus efficaces tout en comptant sur les coups de pied arrêtés distillés par le lumineux ANDREA PIRLO et sur le jeu de tête de ses nombreux joueurs longilignes!
malheureusement, la rencontre n'a pas tenu toutes ses promesses... faute aux italiens, il faut l'avouer... les azzuri ont fermé le jeu et se sont recroquevillés dans leur moitié de terrain, mais ont cependant inquiété les ibères par quelques contre-attaques... une tactique voulue et préparée? rien n'est moins sûr... en effet, pour ce match, les italiens sont amputés de 2 de leurs meilleurs joueurs... tous les 2 milieux de terrain! en 1er, GENNARO GATTUSO, qui comme son nom l'indique est très généreux dans l'effort, une vraie taigne, l'âme de cette équipe en somme; et en 2ème,... ANDREA PIRLO: le maître à penser de la squadra et qui a terriblement manqué à l'italie, car si d'un côté, le remplaçant de GATTUSO, à savoir AMBROSINI, a su faire oublier la censue milanaise par son abattage au milieu de terrain, et bien de l'autre, ACQUILANI, le joueur romain, n'a pas su faire oublier l'horloger accrédité des azzuri en étant obligé à vacquer à ses occupations défensives... exclusivement! du coup, les italiens ont compté sur de longs ballons de contre vers ANTONIO CASSANO qui après quelques feintes d'un (très) ancien temps centrait vers le très peu en verve LUCA TONI! voici en 2 lignes, le résumé des offensives italiennes!
les espagnols, quant à eux, avaient beaucoup plus de choix... réussissant à confisquer le ballon (merci INIEISTA et XAVI), ils ont pu mettre en place leurs attaques posées! le jeune et virevoltant SILVA s'est fait remarquer par 2 bonnes frappes dangereuses... le petit mais talentueux valencian DAVID VILLA, jeune homme à 3 poumons sinon plus, donnait le tournis aux défenseurs italiens pour mieux démarquer son acolite FERNANDO TORRES! tout ceci est bien beau mais seule ombre au tableau, côté ibère, est le manque de réalisme devant les buts!
du coup, on s'est petit à petit acheminés vers les prolongations et finalement vers l'épreuve tragique des pénaltys! et là, avouons que l'affiche était très belle! quelle affiche?... celle qui allait voir le face-à-face indirecte entre les 2 plus grands gardiens au monde en ce moment! si les années 90 ont vu l'avènement de taffarel et de barthez, les années 2000 assistent au règne de BUFFON, l'italien et CASILLAS, l'espagnol! tous les 2 ont eu en quelque sorte la même trajectoire dans leurs carrières rescpectives, tous les 2 étant devenus titulaires très jeunes dans leurs clubs... mais c'était la 1ère fois qu'ils se rencontraient sur le terrain!
l'avantage est revenu au plus jeune, l'espagnol réussissant 2 arrêts contre un seul côté BUFFON...
l'espagne, si malheureuse dans les tournois internationaux, a enfin vaincu le signe indien et s'est qualifiée pour les 1/2 finales! pour un match qui promet monts et merveilles: russie-espagne
à suivre
23:58 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : euro2008 espagne-italie
rétro euro2008 1/4 de finale russie - pays-bas
3ème 1/4 de finale: russie bat pays-bas 3-1 a.p. (1-1)
sur le papier, l'affiche était alléchante, c'est le moins qu'on puisse dire...
d'un côté, les pays-bas, auteurs d'un 1er tour de folie expédié par 3 victoires, 9 buts inscrits, 1 seul encaissé face à, excusez du peu, l'italie, la france et la roumanie... et un jeu qui nous rappelle les belles épopées néerlandaises des années 70-80 sous la houlette des cruyff, nisckens et ensuite gullit et van basten! ce jeu fluide fait d'une touche de balle, de courses jamais inutiles, de maîtrise technique sans équivalent inspiré par le père spirituel du football hollandais dick nuyens: "on attaque à 11, on défend à 11... c'est le football total"... et après des années de balbutiement, les oranges sous les ordres de... van basten ont retrouvé cette manière de jouer si unique et si belle à regarder!!!
de l'autre côté, la russie; depuis la chute de l'URSS, jamais les russes n'ont su exprimer leur talent footballistique, mais maintenant que les hommes d'affaire s'intéressent au football, les clubs russes se sont faits de l'argent et un nom sur la scène européenne à l'image du zénit saint pétersbourg vainqueur de la coupe UEFA cette saison! et en ce mois de juin, c'est l'équipe nationale qui confirme la renaissance du football de l'est! malgré un début poussif contre les magnifiques espagnols, les russes ont su réagir au 1er tour pour se défaire de la grèce et de la suède... et comme leurs homologues des pays-bas, les russes ont proposé un jeu léché, attirant, très technique et à la fois très solide; il faut savoir que leur entraîneur est hollandais.... y aurait-il un lien alors??? en tout cas, ces joueurs sont très intéressants à suivre, ils ont une élégance naturelle à porter le ballon vers l'avant, un bagage technique assez vaste et une lecture du jeu d'une précision helvétique avec toujours la tête relevée à la recherche du partenaire en bonne situation...... en somme, je serais tenté de dire que ce sont 11 "mini-zidanes" qui composent cette équipe de russie
le match en lui-même a tenu ses promesses... une rencontre très ouverte avec des occasions franches de part et d'autres! les 2 équipes fidèles à elles-mêmes n'ont pas hésité à ouvrir le jeu et attaquer... attaquer pour marquer... attaquer pour gagner!
à ce petit jeu, les russes ont été les plus forts! mieux organisés, et grâce à l'abattage de leurs milieux de terrain, ils ont largement bénéficié de la possession du ballon ce qui leur a permis d'assiéger le camp orange et de se créer des occasions... à noter, les trois tirs canons et cadrés quasiment coup sur coup du défenseur KOLODIN à 30-35m des buts de VAN DER SAR en 1ère période... chose très rare en ces temps où les frappes sont de plus en plus imprécises!
les néerlandais n'ont cependant pas été en reste, ils se sont accomodés de ce schéma de jeu et ont compté sur les contre-attaques pariant sur la rapidité de leurs attaquants ce qui leur a valu d'obtenir quelques occasions dangereuses;
néanmoins, les russes ouvraient le score en 2ème période et semblaient être intouchables tellement ils ont su gérer les velléïtés oranges... des oranges pressés par le temps et qui ont envahi le camp russe en fin de match pour finalement arracher le nul... pas si nul que cela...
direction prolongations donc, des prolongations bouleversées, bousculées, chamboulées et illuminées par la classe d'un homme: ARSHAVIN qui mérite amplement le no10 qu'il porte sur le dos! le stratège russe auteur d'un match fantastique de bout en bout a offert la qualification à ses compatriotes!
au bout de la nuit, de moscou jusqu'au fin fond de la sibérie, on a sabré le champagne et bu de la vodka pour fêter cette victoire historique... pour une longue nuit de joie... une nuit d'ivresse... pour l'éternité!
00:44 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : euro2008 russie - pays-bas
27/08/2008
rétro euro2008 1/4 de finale turquie-croatie
2ème 1/4 de finale: turquie bat croatie 1-1, 3-1 aux T.A.B
y a tellement de choses à dire et surtout à commenter voire analyser dans ce match que je ne sais pas par où commencer...
turcs et croates nous ont offert un spectacle de tragédie grecque... et comme le sirtaki, danse traditionnelle grecque, le match a commencé doucement pour aller crescendo et se terminer par un épilogue des plus invraisemblables...
la rencontre, d'un point de vue technique, a été très au-dessous de la moyenne sinon... lamentable pour ce niveau de la compétition! quoi de plus normal, me direz-vous, sachant que ce sont deux outsiders et que la peur de perdre régnait en maître absolu sur l'envie de gagner... du coup, passes imprécises succédaient aux transversales improbables et directement en touche sans ommettre les nombreux tirs qui ont tutoyé les nuages noirs d'un ciel autrichien lourdement assombri... et pas que par la nuit!
au milieu de cette cacophonie footballistique et de cet imbroglio de spectacle sous pluie battante, certains joueurs ont cependant surnagé: MODRIC (petit cruyff avec son no14) et OLIC côté croate, TUNCAY et ALTINTOP dans les rangs turcs... la déception venait du capitaine turc, NIHAT, héros contre la république tchéque et complètement effacé et hors-sujet dans ce match!
d'un point de vue tactique maintenant, les croates ont dominé le match! mieux organisés défensivement et offensivement, ils ont étouffé les ottomans surtout dans leurs phases offensives, ces derniers étant obligés de tirer de très loin pour essayer d'inquiéter le portier croate PLETIKOSA! de son côté, la croatie a obtenu des opportunités autrement plus franches de marquer grâce à ses attaquants vivaces, rapides et très solides à l'image d'OLIC surnommé "the machine"!!! mais comme leurs homologues portugais, la veille, les croates ont brillé par un festival d'occasions manqués...
et comme on le soupçonnait, les 90' s'achevaient sur un score NUL... et mérité par les 2 équipes! les prolongations n'allaient guère nous offrir mieux... enfin, c'est ce que tout le monde a pensé, on se voyait inexorablement sur la route des pénaltys!
c'était sans compter sur le talent croate: à une minute de la fin, l'excellent MODRIC profitait d'une sortie hasardeuse du gardien RÜSTÜ et délivrait un centre millimétré à son compatriote KLASNIC qui d'une tête smashée crucifiait RÜSTÜ; ce même KLASNIC, attaquant du werder breme est une des plus belles histoires du football moderne: il est revenu cette saison d'une grave maladie rénale et a réussi un retour miraculeux à la compétition après une transplantation rénale!... pour finalement offrir les 1/2 finales de l'euro pour la croatie.... enfin c'est ce qu'il croyait!
car les ottomans étaient déterminés à ne pas quitter la compétition sur ce coup du sort... comme des têtes de turcs! ils se ruaient à l'attaque dans les arrêts de jeu comme à la belle époque des envahissements ottomans, et RÜSTU, gardien coupable sur le but croate, envoyait une dernière ogive en direction des territoires ennemis en guise de dernière chance... cafouillage ultime de l'axe défensif croate et voilà que surgit SEMIH qui catapulte le ballon dans les filets croates, c'était l'unique erreur de la défense à damiers...
l'explosion de joie côté turc contrastait avec l'explosion de colère côté croate.... car effectivement, il y avait un problème: l'arbitre, italien de son état, avait décrété une minute d'arrêts de jeu, or le but turc a été marqué à 121'05"" c'est à dire après la fin du temps imparti!!!!!! ceci mettait hors de lui l'entraîneur rocker de la croatie, BILIC, qui a fustigé les arbitres pendant un bon bout de temps...
à mon humble avis, c'est là que le match a basculé... BILIC palabrait avec les arbitres et laissait chacun de ses joueurs de son côté à se consoler comme il peut, on n'oubliera pas l'image de MODRIC, étalé sur la pelouse viennoise, tenant sa tête entre ses mains et ne croyant pas au cauchemar qu'il venait de vivre... après le rêve!
pendant ce temps, le théâtral sélectionneur turc, FATIH TERIM, qui n'a fait que crier et se déshabiller au cours de la rencontre, commençant vêtu d'une veste et finissant avec une chemise à moitié ouverte et des manches relevés, tout ceci sous la pluie dois-je le rappeler, était au plus près de ses joueurs, les invectivant, leur parlant et leur demandant qui en avait encore dans les chaussettes pour aller tirer les pénaltys
le 1er à tirer était..... MODRIC pour les croates... à côté!!! la messe était dite, la cabane est tombée sur le chien et RÜSTÜ finissait le travail!
c'est la 3ème fois que les turcs nous font le même coup en cette compétition, la suisse et la république tchéque ayant eux aussi, avant la croatie, subit les retours diaboliques de ces ottomans hargneux, taigneux, combattifs et déterminés!
gageons que les allemands, futurs adversaires de la turquie, sont prévenus et qu'ils feront preuve de prudence!
la rigueur allemande viendra-t-elle au bout de la folle volonté turque?
à suivre
12:30 Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : euro2008 turquie-croatie
26/08/2008
rétro euro2008 1/4 de finale allemagne-portugal
je vous propose une petite rétro sur l'euro2008, une rétro qui intéresse les matchs éliminatoires que j'avais commentés alors!
et on commence par le 1er 1/4 de finale: allemagne bat portugal 3-2
les allemands ont donc battu le portugal, pourtant favori de cette rencontre; la mannschaft s'est rappelé à notre bon souvenir hier et nous a fait repenser à la phrase légendaire prononcée par l'attaquant anglais gary lineker après la 1/2 finale perdue contre l'allemagne au mondial 1990 en italie: "le footbal est un sport qui se joue à 11 contre 11 et à la fin c'est toujours les allemands qui gagnent"
on a retrouvé une équipe allemande quasiment semblable à celle de la grande époque (celle des beckenbauer, müller, vogts... ensuite matthaüs, klinsmann, vöeller...) avec une implacable rigueur tactique qui a fait déjouer la formation ibère... et pourtant avant la rencontre, peu d'observateurs voyaient la mannschaft gagnante à la fin du match; en effet, les allemands s'étaient sortis laborieusement d'un groupe qui semblait largement à leur portée! en plus de cela, ils étaient handicapés par la suspension de leur élégant sélectionneur joachim löw et par la blessure d'un des leaders de leur milieu de terrain c'est à dire l'importantissime torsten frings... mais justement, le joueur qui l'a remplacé au pied levé a pris le match en main: il s'agit du taigneux bastian schweinstieger qui a été l'auteur d'une partie fantastique avec à la clé un but et deux passes décisives... ce joueur, pourtant remplaçant dans son club, le bayern munich, doit sa sélection à sa hargne et à sa combattivité qui ont fait le plus grand bien aux allemands en cette rencontre... il s'est révélé notamment être un excellent tireur de coups francs distillant deux centres ingénieux à deux ténors impitoyables du jeu de tête: miroslav klose "monsieur timing" et michael ballack "monsieur plus de la mannschaft"... mais la clé du match a été sans doute la rigueur tactique des allemands qui ont gagné la bataille du milieu de terrain en étant plus agressifs dans le pressing et plus précis dans les passes...
cependant, la seule note négative dans ce match pour les germaniques reste l'axe de la défense allemande qui n'a pas semblé très serein... trop lourd, trop lent, fatigué à la fin du match, il s'en est remis (trop souvent) à son gardien jens lehmann, auteur et il est rare de le constater, d'une prestation sans bourdes mais qui a dû aller chercher le ballon dans ses filets à deux reprises... seulement, suis-je tenter de dire!........
et oui, la seleçao a brillé dans cette partie... mais pas de la manière souhaitée par beaucoup... elle a brillé par son manque de réalisme et par la myriade d'occasions ratées qui lui ont certainement fait perdre le match! devons-nous rappeler qu'au football, c'est l'équipe qui marque le plus de buts qui gagne?... c'est là que les portugais ont pêché! des têtes dans les 6m adverses qui s'envolent au-dessus des buts, des ballons tirés aux abords de la surface de réparation et qu'on recherche toujours dans les gradins du stade de bâle... bref, un vrai gâchis! mais la déception est surtout venu du "playboy" cristiano ronaldo; le chouchou de ces dames s'est montré incapable de faire la différence; trop imprécis, il n'a que très peu pesé sur une défense allemande frileuse et c'est finalement les sérieux milieux de terrain allemands qui ont muselé les courses du mancunien!
à suivre dans les prochains jours: le reste des matchs éliminatoires de cet euro2008...
13:34 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : euro2008 allemagne-portugal
25/08/2008
dernier week-end olympique
Comme toujours, à la fin des jeux olympiques, ce sont les finales des sports collectifs qui attirent l’attention de tous les observateurs…
Ces finales ont permis aux américains d’empocher de nouvelles médailles dans leur escarcelle et ce grâce à une présence étonnante dans ces disciplines collectives !
Chez les dames, si le titre au basket ball n’est pas une surprise, les girls de l’oncle sam ont eu le mérite d’aller chercher une médaille d’argent en volley ball après le sacre de leur compatriotes soccerwomen en football ! elles ont été battues en finale par les brésiliennes alors que la chine, surprenante vainqueur des cubaines, sont montées sur la 3ème marche du podium !
Chez les messieurs, les acrobates de la nba ont logiquement repris leur bien, à savoir la médaille d’or après une finale très serrée contre de redoutables espagnols sans complexe… mais avec un KOBE BRYANT des grands jours, les américains s’en sont bien sortis ! ce qui prouve que désormais, ils auront besoin de leurs meilleurs joueurs nba pour pouvoir contrôler les équipes européennes dans le money-time…
Quelques minutes avant, ce sont les volleyeurs qui ont précédé les basketteurs sur la plus haute marche du podium créant la surprise en battant les favoris brésiliens par 3 sets à 1… mais après la ½ finale époustouflante que les hommes de MC CULLOCK ont vécu contre les russes et leur pointu en feu MIKHAILOV, il ne pouvait plus rien leur arriver tellement ils ont gagné en confiance… des américains en confiance et des médaillés d’or olympique… c’est un pléonasme !
encore plus surprenant, la médaille d’argent des outre-atlanticiens en water polo où ils ont été logiquement battus par les expérimentés hongrois… le match « derby » pour la 3ème place a tourné à la faveur des serbes qui ont battu le montenegro (cherchez la nuance) par 6 à 4 !
un sport que les américains n’ont pas encore conquis, il s’agit du handball ! et là, pas de surprise ! les norvégiennes ont écrasé des russes qui balbutiaient leur jeu depuis quelques temps par 34 à 27…
quant à la finale messieurs, dimanche, les français, emmenés par un NIKOLA KARABATIC de gala (8 buts), un THIERRY OMEYER en réussite et une défense au meilleur, n’ont eu besoin que de 20mn pour prendre la mesure de vaillants islandais qui ont multiplié les exploits en ce tournoi olympique… score final : 28-23 !
en football, lors d’une finale exotique et étouffante de chaleur, les argentins ont conservé leur titre face aux nigérians grâce à un but de DI MARIA sur une passe de… MESSI qui n’en finit plus de jouer les messies ! à la 30ème minute du match, l’arbitre a donné 2mn aux joueurs pour se rafraîchir tellement la chaleur était pesante pour les organismes… décision très sage ! à part cela, ce n’était pas un match que l’histoire retiendra pour la beauté et l’intensité du jeu…
en athlétisme, le week-end a été marqué par les finales des relais 4*100m et 4*400m ; lamentables sue les transmissions pendant les séries, les américains n’avaient aucune équipe lors des finales du 4*100m… encore une désillusion pour le sprint US ! « ce sont des jeux à oublier pour les USA ! » a même déclaré TYSON GAY…
l’absence des américaines a permis aux russes de l’emporter chez les dames devant les belges de KIM GEVAERT dont c’étaient les derniers grands championnats… la course a été marquée par la mauvaise transmission du relais entre les favorites jamaïcaines ce qui les a poussées à l’abandon !
chez les messieurs, il n’y avait pas photo… le quatuor jamaïcain, avec sa majesté SAINT-USAIN et ASAFA POWELL en derniers relayeurs, ont écrasé la concurrence et le record du monde des… américains par la même occasion ! 3 courses, 3 titres olympiques, 3 records du monde… BOLT le verrou était décidément en mode phelpsien même si sa performance est encore plus incroyable tellement l’athlétisme diffère de la natation par ses traumatismes et ses records durs à battre !
en revanche, au 4*400m, les protégés de l’oncle sam ont gagné les 2 courses grâce à leurs multiples spécialistes du tour de piste !
dans les concours, on aura retenu l’incroyable manau à manau que se sont livrées la croate BLANKA VLASIC et la belge TIA HELLEBAUT… VLASIC, grandissime favorite, a franchi toutes les hauteurs au 1er essai… toutes sauf celle à 2m05… quant à HELLEBAUT, visiblement transcendée par la médaille d’argent de ses copines du relais, elle a fait le parcours inverse en passant toutes les hauteurs au 2ème essai… toutes sauf celle à 2m05 qu’elle passe au 1er essai ! avantage décisif pour la belge et cruelle désillusion pour VLASIC mais la grande compétitrice qu’est HELLEBAUT a fait la différence au meilleur moment du concours !
au javelot, c’est l’élégant norvégien ANDREAS THORKILDSEN qui a conservé son titre olympique, qui plus est avec un nouveau record olympique, malgré les sirènes menaçantes des spécialistes finnois… iceman devance finalement le letton AINARS KOVALS et le finnois champion du monde en titre TERO PITKAMAKI !
les compétitions d’athlétisme s’achevaient dimanche par le marathon messieurs et c’est le jeune kenyan de 22 ans, SAMUEL WANJIRU qui s’est imposé alors que ce n’est que son 3ème marathon… il a eu l’honneur de monter sur le podium et d’écouter son hymne national pendant la cérémonie de clôture… les yeux écarquillés !!! il devance le multiple médaillé mondial marocain JAOUAD GHARIB et l’éthiopien TSEGAYE KEBEDE !
16:19 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : jo 22, 23, 24 août
22/08/2008
21/08/2008
dans un temps à mettre une équipe de water-polo dehors, on a quand même vécu une journée très intéressante à pékin... un peu comme tous les jours!
tôt le matin, les nageurs attaquaient, pour le réveil, 10km de nage libre sur le bassin de shunyi où se déroulent également les épreuves d'aviron... au terme d'un sprint irrespirable, c'est le revenant néerlandais MARTEEN VAN DER WEIJDEN qui s'est imposé! revenant? en effet, ce grand gaillard, culminant à plus de deux mètres, revient d'un cancer, autant dire qu'il apprécie encore plus son exploit!... une histoire olympique comme on les aime; il devance le britannique DAVID DAVIES, qui a eu beau mener toute la course, il a finalement dévissé face au retour du batave préservant cependant sa 2ème place au dépens de l'allemand THOMAS LURZ...
en lutte libre, dans la catégorie des 120kg, le tenant du titre a conservé sa médaille d'or! ce troll ouzbek, de plus de deux mètres, répondant au doux nom d'ARTUR TAYMAZOV s'est taillé un nouveau costar en or après celui d'athènes... impressionnant de puissance, il a fait joujou avec ses adversaires, tous dégoûtés, à commencer par le russe BAKHTIYAR AKHMEDOV, renversé comme une crêpe en finale !
beaucoup moins violent, au beach-volley féminin, les américaines KERRY WALSH et MISTY MAY-TREANOR ont elles aussi conservé leur titre olympique de 2004 en contenant la furia chinoise qui s’abat sur la discipline… d’ailleurs, elles précèdent sur le podium les deux paires de l’empire du milieu, à savoir JIA/FEI, 2èmes et XUE/XI, 3èmes !
au handball, les féminines attaquaient les ½ finales… avec pour commencer le match norvège – corée du sud où on a vécu une fin de partie absolument hubuesque ! les norvégiennes confortablement en tête à une minute du terme grâce à trois buts d’avance ont permis aux sud-coréennes de revenir à force de pertes de balles et d’imprécisions techniques… à égalité à 5 secondes, la norvège réussit miraculeusement à inscrire un but à la dernière seconde grâce à sa star GRO HAMMERSENG !
dans l’autre ½ finale, les russes, qui ont failli passer à la trappe aux ¼ de finale face à la france, ont passé l’obstacle hongrois incarné par la talentueuse meneuse ANITA GÖRBICZ en l’emportant 22-20…
la finale opposera donc les 2 meilleures nations au monde… assez logiquement ;
½ finales également au basket féminin, avec les américaines qui ont fait le dos rond avant de dominer de vaillantes russes 67-52 et ce au grand damne de BECKY HAMMOND, la meneuse américaine naturalisée russe cette année !
les états-unis seront opposés en finale aux australiennes tranquilles vainqueurs de modestes chinoises qui avaient l’air d’être heureuses d’en être arrivées jusqu’ici !
là aussi, c’est la finale à laquelle tout le monde s’attendait…
décidément très féminine, cette journée a vu les soccerwomen américaines remporter l’or au football après un match indécis ; elles ont en effet eu besoin de 120mn pour se débarrasser des brésiliennes par le plus petit des écarts… des brésiliennes qui réussissent mieux que leurs homologues masculins mais qui doivent se contenter de la médaille d’argent… elles devancent sur le podium les allemandes championnes du monde en titre !
en équitation, la finale de saut d’obstacles nous a tenu en haleine jusqu’au bout de la nuit (23h30)… à l’issue d’un concours épique et après des barrages et pour la médaille d’or et pour la médaille de bronze, c’est finalement le canadien ERIC LAMAZE qui a décroché l’or olympique profitant de son parcours parfait alors que son rival suédois ROLF-GORAN BENGTSSON a été l’auteur d’une faute préjudiciable… ces deux compétiteurs arrivent devant l’américaine BEEZIE MADDEN qui complète le podium !
en athlétisme, la compétition commençait le matin par le 20km marche féminin sous des trombes d’eau ! un 20km marche où la courageuse russe OLGA KANISKINA a bravé vents et marées pour terminer toute seule et remporter le plus beau des métaux… pendant ce temps, la pauvre bélarusse RYTA TURAVA, longtemps médaillée d’argent provisoire, vivait un calvaire en terminant très loin, victime d’un problème intestinale ! terrible épreuve que celle de la marche olympique…
le soir, le concours de javelot dames nous a offert un spectacle haletant… un regain d’intérêt pour cette discipline d’autant qu’aujourd’hui, deux lanceuses se sont approchées du record du monde (71m70), qui plus est en se livrant un manau à manau se chipant tour à tour la 1ère place jusqu’à la fin… suspense garanti ! à ce petit jeu, c’est la tchèque BARBORA SPOTAKOVA (71m42) qui a pris le meilleur sur la russe MARIA ABAKUMOVA (70m78) ;
au triple saut messieurs, il y a eu encore une fois un concours très très serré avec un NELSON EVORA de gala… le portugais a remporté l’épreuve alors que les trois 1ers se tenaient en 8cm ; il devance le britannique PHILLIPS IDOWU, ses cheveux roux, son bandeau blanc et ses longues chaussettes… l’héritier de jonathan edwards, mais dans un look tout à fait différent, s’est arraché pour souffler la médaille d’argent au bahaméen LEEVAN SANDS pour 3cm…
côté piste, la session commençait très fort avec le 200m dames… et comme d’habitude, c’est une jamaïcaine qui a gagné ! VERONICA CAMPBELL a refroidi les ardeurs de l’américaine ALLYSON FELIX, championne du monde en titre… des américaines toujours aussi dominées au sprint ;
décidément, l’hymne jamaïcain est au nid d’oiseaux ce que l’hymne américain était au water cube olympique !
les américains ont cependant pu se consoler avec une course qui traditionnellement leur revient, c’est le 400m… mais à la surprise générale, le tenant du titre JEREMY WARINER a été éclipsé par la superbe performance de LASHAWN MERRITT qui a eu le mérite de gagner l’ultime course qui pouvait encore le départager avec son compatriote après un deux-à-deux au niveau des affrontements cette année ! le 3ème larron américain DAVID NEVILLE a chapardé la dernière place sur la boîte en devançant le bahaméen CHRIS BROWN grâce à un plongeon de dernière seconde dans la pist-iscine du nid d’oiseaux !
la soirée s’est terminée par la toujours indécise discipline du 110m haies… indécise mais sans surprise cette fois ! comme prévu, le cubain DAYRON ROBLES a été fidèle au poste et c’est très logiquement qu’il a remporté cette finale puisqu’avec son record du monde et ses lunettes, il avait l’or olympique en vu depuis longtemps !
il a respectivement pris le meilleur sur les américains DAVID PAYNE, pas du tout à la peine, et DAVID OLIVER aux imposants muscles bien huilés…
14:46 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jo 21 août
20/08/2008
20/08/2008
16h25mn19sec et 30centièmes HF, le monde entier est sous le choc! le jamaïcain USAIN BOLT réalise une course parfaite, une performance impensable... saint-USAIN, touché par la grâce, s'en alla chercher le record du monde astronomo-galaxique de MONSIEUR michael johnson en personne, 12 ans après atlanta! une foulée de léopard, des pas de danse de reggaeboy, voici le secret de "monsieur sprint"... j'ai beau faire le malin depuis quelques jours, jongler avec la langue française et faire de bons mots, mais là... que dire?
très vite, le choc laisse place à l'admiration... à la vénération! personnellement, j'ai regardé en direct la course de johnson à atlanta, celle où il avait détruit le record de l'italien pietro menea le faisant passer de 19"66 à 19"32... jamais, jamais, je n'aurais imaginé qu'un jour, un être humain arriverait à le battre!... quel fraîcheur, quel insouciance! contrairement au 100m, il n'a pas relâché et a continué son effort jusqu'au bout car il voue au 200m un culte qu'il ne voue à aucune autre course...
dans ces jeux, il y avait michael phelps, il y a maintenant USAIN BOLT... "BOLT le verrou" qui a défoncé des portes que l'on pensait infranchissables... "BOLT le verrou" auquel personne ne peut trouver de clé... respect!
tout cela éclipserait presque le jeu des chaises musicales qu'il y a eu sur le podium... d'abord annoncé 3ème derrière CHURANDY MARTINA des antilles néerlandaises, WALLACE SPEARMON JR a été déclassé pour avoir mordu la ligne intérieure de son couloir lors du virage ce qui profite à son compatriote champion olympique en titre, SHAWN CRAWFORD! mais coup de tonnerre, 1h30 après la course, les officiels annoncent que MARTINA a également fait la même erreur ce qui le disqualifie et permet au 3ème larron américain d'accéder au podium à savoir WALTER DIX le massif! à noter la très belle sportivité de CRAWFORD qui a déclaré ne pas vouloir cette médaille ajoutant qu'il ne la méritait pas par rapport à ceux qui l'ont précédé...
et décidément, après une journée so british hier, c'est une soirée très reggae à laquelle on a assisté ce soir avec le titre, juste après le 200m de bolt, de MELAINE WALKER qui remporte l'or sur 400m haies avec un OR... comprenez, record olympique! elle devance l'américaine SHEENA TOSTA qui aura de quoi s'offrir des toasts avec l'argent et la britannique TASHA DANVERS, qui n'est pas de belgique comme son nom ne l'indique pas...
on se rend compte que bien souvent lors de ces JO, les jamaïcains sont bien au-dessus des athlètes du pays de l'oncle sam... peut-être ceci annonce-t-il une redistribution des rôles et de la domination dans les années à venir?... en tout cas, une bipolarisation!
20:19 Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : jo 20 août
19/08/2008
19/08/2008
journée aux accents très anglo-saxonnes à pékin où les britanniques ont su tirer leur épingle "des jeux"!
on commence alors assez logiquement par le cyclisme sur piste où sir CHRIS HOY a continué sa pêche aux médailles d'or... sur l'épreuve la plus prisée cette fois-ci: la vitesse individuelle; absolument intouchable des qualifications à la finale, il n'a perdu aucune manche pour finalement venir déposer son compatriote JASON KENNY en finale... quelle domination des sujets de sa majesté qui relègue des pays comme l'australie, l'allemagne et la france au seconde plan! c'est d'ailleurs un français qui complète le podium en la personne de MICKAËL BOURGAIN;
chez les dames, parcours sensiblement semblable pour la britannique VICTORIA PENDLETON, la bien prénommée, qui a devancé l'australienne ANNA MEARES et la CHINOISE GUO SHUANG...
en gymnastique, sur l'agrée très aléatoire de la barre fixe, on s'est enthousiasmés devant les programmes de ces hommes forts avec une nouvelle médaille d'or à la clé pour les chinois grâce à KAI ZOU qui a pris le méilleur sur l'américain JONATHAN HORTON et l'allemand FABIAN HAMBUECHEN, champion du monde en titre mais dominé par le programme parfait du local... et zou!
au football, dans la 1ère demi-finale, les nigérians, habitués aux joutes olympiques, n'ont laissé aucune chance à la belgique en battant les diablotins 4-1! impressionnants super eagles qui ont fait étalage de leur surpuissance à l'image du 3ème but signé OGBUKE sur une frappe de mulle voire de mutant!
dans l'autre demi-finale, où décidément il a régné autant de suspense que dans la 1ère, on a assisté à une victoire étincelante des tenants du titre argentins qui ont réussi à mater les ardeurs brésiliennes et la fougue de RONALDINHO et ce grâce à un LIONEL MESSI omniprésent qui a encore joué les messies an délivrant des passes lumineuses et en ouvrant le jeu à ses coéquipiers à l'instar d'AGÜERO auteur d'un doublé pour un score final de 3-0!
comme je suis certains sports sur france télévisions, j'ai eu l'occasion de regarder le 1/4 de finale de handball dames entre la russie et le france où les bleues ont sérieusement souffert d'un arbitrage plus qu'approximatif voire fautif d'un duo de chinoises pas du tout à la hauteur de l'évènement prenant des décisions plus que discutables des 2 côtés mais au nombre plus pénalisant du côté des françaises...
en athlétisme, très belle soirée, un peu comme d'habitude maintenant, où on a assisté à un concours du saut en hauteur de toute beauté, bouleversé par la classe et l'élégance d'un homme: le russe ANDREY SILNOV qui a survolé la finale en passant une barre de 2m36 et surtout en réussissant un sans-faute tout au long du concours... il devient champion olymique: c'est le grand saut pour lui!
chez les messieurs, au disque, c'est le quintal de l'estonien GERD KANTER qui a eu le dernier mot en se hissant à la 1ère place du hit parade des disques! heureux comme un beau bébé, il se mettait sur les starting-blocks pour aborder un tour d'honneur à toute allure... les officiels chinois, après constatation des dégâts, ont cependant dû remplacer la piste du couloir qu'il a qu'empruntée... voire labourée! il a lancé plus loin que le polonais PIOTR MALACHOWSKI, pas si piètre que ça, et le lituanien bodyguard VIRGILIJUS ALEKNA!
au 400m dames, une championne du monde en titre a confirmé sa suprématie... tiens tiens, une britannique... en la personne de CHRISTINE OHURUOGU, auteur d'un départ prudent mais qui a fait un retour hallucinant lors des 100 derniers mètres! c'est l'avantage qu'ont les athlètes qui courent en négative split, c'est à dire avec une 2ème partie de course plus rapide que la 1ère... tout le contraire de l'américaine SANYA RICHARDS qui est partie comme une fusée mais qui s'est écroulée à la fin ne décrochant que la médaille de bronze, victime des lactates qui ont tétanisé ses muscles dans la dernière ligne droite... pour faire court, c'est un peu l'histoire du lièvre et de la tortue!
au 100m haies, DAWN HARPER a offert une nouvelle médaille d'or à l'athlétisme US... mais comme ces JO sont très kiss&cries (comme tous les JO), on a souffert pour la séduisante métisse et grande favorite LOLO JONES qui avait course gagnée à 3 haies de la fin mais qui a malheureusement accroché l'avant dernière haie ce qui lui a valu une ingrâte 7ème place dans le chrono très respectable de 12"72... ses larmes étaient un déchirement à regarder tant cette athlète est absolument exquise de gentillesse et de disponibilité! et comme toujours, elle a été très digne félicitant ses concurrentes et acceptant la fatalité du sport et de cette discipline à risque!
le clou du spectacle était la finale du 1500m messieurs, très logiquement remportée par le bahreïni RACHID RAMZI auteur au dernier tour d'une accélération progressive qui n'a laissé aucune chance à ses adversaires... et comme un podium de demi-fond sans kenyan, c'est comme un gâteau sans beurre, ASBEL KIPRUTO KIPROP est venu s'inviter sur la 2ème marche du podium juste devant le néo-zélandais NICHOLAS WILLIS qui a réussi une dernière ligne droite de folie dépassant pas moins de 3 adversaires!
21:29 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jo 19 août
18/08/2008
le 18/08/2008, une date que les chinois n'oublieront pas de si tôt... certes, il y a pleins de 8 dedans (chiffre porte bonheur en chine), mais cette une malédiction qui s'est abattu sur le nid d'oiseaux pékinois... ce matin, le stade national est plein à craquer; tous sont venus admirer le héros de tout un peuple, l'idole des jeunes et le chouchou de ces demoiselles, j'ai nommé LIU XIANG, 1er médaillé d'or chinois en athlétisme! attendu comme le messie en équipe d'athlétisme chinoise, LIU n'a malheureusement pas pu prendre le départ de sa série du 100m haies... perclus de douleurs, grimaçant de souffrance, il s'est tout de même présenté sur la ligne de départ mais il avait beau se masser le tendon d'Achille, s'étirer soigneusement, s'installer prudemment sur ses starting-blocks, il ne pouvait pas courir au risque d'aggraver sa blessure! à la faveur d'un faux départ, il a pu quitter la piste, la mine défaite, plongeant la chine dans une tristesse complète! Aujourd’hui, son nom XIANG –qui veut dire chance en mandarin- ne lui a pas porté bonheur…
l'après-midi, en gymnastique, la compétition a vu la grande déception d'un immense champion, le roumain MARIAN DRAGULESCU, habitué des podiums olympiques et mondiaux depuis 10 ans; mais de retour de blessure, il a malheureusement chuté à son 2ème saut alors qu'il était largement en tête! il a donc laissé la voie libre au polonais LESZEK BLANIK qui a remporté la médaille d'or en terminant ex aequo avec le français THOMAS BOUHAIL mais bénéficiant d'un saut mieux noté!
la nuit pékinoise nous a ensuite invité à des finales d'athlétisme absolument somptueuses! d'abord au saut en longueur où IRVING SALADINO a fait goûter la salade panaméenne à ses adversaires confirmant sa suprématie de 2 ans sur la discipline! dans ce contexte, seuls le sud-africain KHOTSO MOKOENA, le springbok bondissant, et le cubain IBRAHIM CAMEJO, dans la lignée de ses prestigieux prédécesseurs, ont su se mettre au rythme de SALADINO! un podium somme toute exotique mais qui traduit bien l'internationalisation de l'athlétisme et des JO en général...
par contre, au 800m dames, l'internationalisation n'est pas pour tout de suite avec les athlètes des hauts plateaux qui sont toujours au rendez-vous; la densité leur permet même de réaliser des courses d'équipe comme l'ont fait les kenyanes PAMELA JELIMO ET JANET KIPKOSGEI respectivement 1ère et 2ème... la médaille de bronze revenant à la marocaine HASNA BENHASSI qui confirme sa régularité et sa constance dans les grands rendez-vous!
sur le 400m haies messieurs, épreuve imprévisible et très technique, les américains ont réussi un triplé historique... 8 ans après son 1er sacre olympique, ANGELO TAYLOR va encore faire les têtes d'ange sur les télés américaines alors que les irréguliers KERRON CLEMENT et BERSHAWN JACKSON complètent ce podium US!
au 3000m steeple, la chasse gardée des kenyans, c'est le champion du monde en titre BRIMIN KIPROP KIPRUTO qui a gagné la médaille d'or alors que son compatriote RICHARD MAATELONG a pris la 3ème place... car sur ce podium, il y avait comme un vent nouveau sur le 3000m steeple! en effet, dans la dernière ligne droite, KIPRUTO n'arrêtait de se retourner l'air de se dire: mais qui c'est? mais qui c'est?... c'est MEKHISSI, MAHIEDINE MEKHISSI BENABBAD, un grand brun français qui est venu défier sans complexe les kenyans pour décrocher une médaille d'argent surprenante... peut-être ouvre-t-il des perspectives à d'autres athlètes non-africains?
et puis vint le moment de grâce de la soirée où une tsarine est allée décrocher la lune volant au-dessus du ciel pékinois ; la femme la plus haute du monde a de nouveau écrit un magnifique scénario dans l’incroyable film de sa carrière… le scénario de la femme qui murmure à l’oreille de sa perche, qui la chouchoute, la dorlote, l’enduit de résine, de sprays, de talc et que sais-je encore… pour qu’elle soit aussi belle que l’exploit, aussi belle que celle qui la porte ! record du monde battu par la tsarine YELENA ISINBAEVA qui l’amène désormais à 5m05 sous les hourras d’un nid d’oiseau qui lui a déclaré sa flamme… un moment magique !
19:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jo 18 août
18/08/2008
17/08/2008
dernière journée de natation ce dimanche matin avec un beau programme : 4 finales dont 2 qui promettaient d’être historique !
il y eût d’abord le 50m nage libre dames avec la victoire de l’allemande BRITA STEFFEN qui réalise ainsi le doublé 50-100m nage libre et rejoint dans ce registre l’illustre inge de bruijn ! performance réalisée dans une finale qui constituait un choc des générations entre l’américaine DARA TORRES, 41 ans, et l’australienne CATE CAMPBELL, 16 ans, qui terminent respectivement 2ème et 3ème derrière STEFFEN qui représentait la génération intermédiaire… quant à LIBBY TRICKETT, au pied du podium, elle doit se contenter d’une seule médaille d’or olympique en individuel ! sans doute attendait-elle mieux que cela…
au 4*100 4 nages dames, les australiennes ont confirmé leur domination sur la natation féminine dans ces JO en réussissant à devancer les américaines et les chinoises, grâce notamment à ses championnes olympiques LEISEL JONES (brasse) et LIBBY TRICKETT (papillon) !
au 1500m, tous les observateurs prédisaient la victoire de GRANT HACKETT qui réaliserait alors ce qu’aucun nageur n’a réussi auparavant : conserver son titre après ceux de Sydney et d’Athènes, une probabilité renforcée surtout après son record olympique au-dessous des 14’40” en séries ! mais voilà, pour une raison obscure, le grand GRANT n’est pas parti sur un rythme élevé ne prenant pas le large sur ses adversaires, peut-être ne le pouvait-il pas ? en tout cas, il est resté très longtemps dans la vague du canadien RYAN COCHRANE à côté de lui… mais finalement, le danger est venu d’une ligne d’eau extérieure (la 7) où le tunisien OUSSAMA MELLOULI a produit son effort à partir du kilomètre pour prendre la tête aux 1100m et ne plus la lâcher jusqu’à la fin ! HACKETT devait se contenter d’une médaille d’argent juste devant COCHRANE… l’exploit n’était pas loin pour le wallaby !
au 4*100 4 nages messieurs, sans surprise, les américains ont vaincu tout le monde et MICHAEL PHELPS terminait ses 8 travaux en montant sur le grand huit vertigineux érigé sur le mont olympe ! il a réalisé son rêve : battre le record de 7 titres olympiques de mark spitz et devenir le plus grand sportif de l’histoire des jeux… j’en ai déjà assez parlé depuis 10 jours alors je n’ajouterais qu’un mot : PHELPSNOMENAL !
le moment triste du jour, car il y en a aussi dans les JO, c’est la désillusion de l’américain MATTHEW EMMONS ! rappelez-vous, la 1ère journée de ces jeux, la 1ère médaille d’or était attribué à la très charmante tchèque ekaterina emmons… MATTHEW est son mari et il concourait aujourd’hui au tir à carabine de 50m en 3 positions ! à Athènes, il y a 4 ans, alors qu’il était 1er avant le dernier tir, il s’était trompé de cible en visant celle d’un adversaire finissant 8ème de cette finale… sans doute ce matin, dans la même configuration, avait-il des fresques grecques plein la tête ? et l’inévitable arriva… il a accidentellement appuyé sur la gâchette alors qu’il ne visait pas la cible… bilan : il perd la cartouche et sort du podium pour finir 4ème… décidément, il est maudit !
autre conte inédit parmi les fables des JO, c’est la britannique REBECCA ROMERO qui l’a écrit à pékin… médaillé d’argent en aviron il y a 4 ans, cette jeune femme de 28 ans a réussi l’exploit de glaner un titre olympique en… cyclisme sur piste, en poursuite précisément ! si cette performance n’est pas unique dans l’histoire des jeux, elle n’en demeure pas moins extraordinaire !!!
au tennis, le sacre prévisible de RAFAEL NADAL a eu lieu ! ainsi, il confirme et fête de la plus belle des manières son accession à la place de no1 mondial et ce en battant le chilien FERNANDO GONZALEZ argenté en individuel après le bronze obtenu à Athènes !
chez les dames, le double a été remporté sans surprise par les sœurs WILLIAMS alors qu’en simple, on aura apprécié le jeu des poupées russes avec un triplé historique qui consacre ces 4 années de domination russe dans le tennis féminin… la finale 100% moscovite a vu la victoire d’ELENA DEMENTIEVA sur DINARA SAFINA ! DEMENTIEVA, finaliste surprise il y a 8 ans à Sydney, battue par venus williams, a pris sa revanche et empoché ce titre olympique ! c’est sa compatriote VERA ZVONAREVA qui complète le podium ;
autre triplé inédit, autre fraîcheur, ceux des sprinteuses jamaïcaines au 100m qui ont trusté les 3 places du podium et dominé les américaines comme jamais, bien emmenées par SHELLY-ANN FRAZER, SHERON SIMPSON et KERRON STEWART… après BOLT, il semble que l’athlétisme à pékin se trouve sur un rythme très reggae comme si l’ombre bienveillante de bob marley accompagnait ces talentueux athlètes… peut-être pensait-il au nid d’oiseau de pékin en chantant ‘ i know a place ’ !
au triple saut, la camerounaise FRANCOISE MBONGO ETONE a montré qu’en Afrique, il n’y avait pas que les courses de fond ! elle conserve son titre olympique en dominant la multiple championne du monde russe TATYANA LEBEDEVA et la vice-championne olympique grecque HRYOPSYI DEVETZI, avec un triple bond de 15m39 ! LEBEDEVA décidément malchanceuse aux JO qu’elle n’a jamais remporté malgré son palmarès exceptionnel
dans une journée très féminine en athlétisme, on a vécu le 1er 3000m steeple olympique chez les dames, qui a vu la nette victoire de la russe GULNARA GALKINA-SAMITOVA avec un record du monde à la clé devenant la 1ère femme à descendre sous la barre des 9’ dans cette course !
la soirée s’achevait par le 10000m messieurs, et comme d’habitude, les coureurs des hauts plateaux ont brillé et surtout les éthiopiens emmenés par un KENENISA BEKELE fantastique, qui n’a à aucun moment flanché devant les coups de boutoir successifs lancés par ses adversaires kenyans et érythréens tout au long de la course et a finalement terminé en trombe en déposant ses rivaux, seul son compatriote SILESHI SIHINE réussissant à le suivre partiellement… et puis, et puis 6ème arrivait avec sa verve de junior le grand frère HAILE GEBRESSELASSIE ! malgré les marathons, les affaires qui marchent, les cinémas, les ambitions politiques, HAILE continue à étrenner sa foulée admirable, sa joie communicatrice et son sourire lumineux sur les pistes d’athlétisme… c’était comme toujours un plaisir de le regarder courir !
22:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jo17août